Visite d’outre tombe

ou comment se faire cauchemarder soi-même en visitant les Catacombes de Paris ^^

Cette sortie fut donc officiellement notre première sortie familiale post-confinement.

Nous voici donc partie en famille visiter ce lieu étrange, qui se trouve sous le sol que nous foulons chaque jour, sans même en avoir conscience.

Tout d’abord, je tiens à précise que vu le contexte sanitaire général, bien qu’allégé, nous n’avons absolument pas eu d’attente pour entrer dans les catacombes… Car habituellement, il faut bien compter entre 2 et 3 heures d’attente !

Avant, il n’était pas possible d’acheter ses billets à l’avance, d’où le pourquoi du comment de cette attente interminable. Dorénavant, vous pouvez les acheter directement sur le site et petite astuce : si vous réserver le jour même, vous bénéficiez de 50 % de réduction !

Maintenant, petit point historique : il faut s’avoir que les catacombes, bien que consacrées depuis par l’Eglise, n’avaient pas ce rôle à la base. Voyant que les cimetières parisiens débordaient littéralement et posaient de gros problèmes sanitaires, il fallut déplacer les corps de plusieurs cimetières afin de redonner un peu de salubrité à la ville.

Et les autorités ont donc utilisé d’anciennes carrières souterraines pour stocker les ossements de plus de 6 millions de personnes (je comprends mieux pourquoi je ne me sentais pas à mon aise…).

Il y a environ 200 km de galeries et les catacombes autorisées ne représentent à peine qu’1%…

Je préviens donc que si vous êtes sensible, impressionnable ou claustrophobe, vous n’allez pas vous sentir bien et il est possible que vous fassiez une crise de panique…

1. LA DESCENTE et les TUNNELS SOMBRES

Tout d’abord, il ne faut pas avoir le tournis car on a descendu un escalier en colimaçon pendant de looongues minutes…

Arrivée en bas, j’étais pas top top (j’avais un peu le tournis, c’est moche la vieillerie ^^)… Les enfants, eux, avaient la patate grave et étaient tout excités par ce monde souterrain !!

En bas des escaliers, nous sommes face à un très long couloir, bas de plafond et un peu sombre… Ce qui me fait immédiatement penser aux galeries dans les batteries allemandes visitées quelques années auparavant, en Normandie.

Les couloirs sont ceux des anciennes carrières. Si vous êtes attentif, vous pourrez y remarquer les traces des outils qui ont servi à les creuser… Se dire que l’on est à 20 mètres sous terre, c’est impressionnant mais également très agréablement calme.

Certaines parois suintent et il y a plusieurs indications le long des couloirs, notamment le nom des rues.

Au détour d’un couloir, on trouve une plaque qui nous explique qu’à la fin du XIXème siècle, les visiteurs devaient se contenter de suivre le ligne noire au plafond pour être sur le bon chemin… Drôle de fil d’Ariane ^^

2. L’OSSUAIRE

J’ai envie de dire que rien ne vous prépare à ce que vous allez voir. Même les photos que l’on peut trouver sur le net ne peuvent pas vous faire ressentir les émotions qui se bousculent dans votre tête (en tout cas, c’était comme ça dans la mienne !).

L’épitaphe au dessus de la porte donne le ton… Ambiance !

Vous avez remarqué ? Au dessus de la porte… La ligne noire… Il ne fallait pas se planter de chemin sinon, c’était mort pour rentrer chez soi (sans mauvais jeu de mot ^^).

D’ailleurs, la visite ne suit pas tout le temps cette ligne. Je pense que les itinéraires ont été changés depuis le XIXème siècle.

Bon maintenant, on ne peut plus reculer, une fois passer cette porte, on sera dans le vif du sujet !!

Passer la porte de l’ossuaire m’a donné quelques frissons, je dois bien l’avouer. Voir ces multitudes de tibias et crânes disposer comme un mur, bah ça m’a coupé le sifflet !

Chaque transfert de cimetières est méticuleusement « classé » avec le nom du cimetière ainsi que sa date.

Les « niches » dans lesquelles ont été déposés les squelettes sont dans un espace appelé « l’atelier » qui date de l’époque médiévale.

Il est assez impressionnant de voir que certains squelettes ont été déplacés plusieurs fois… Comme quoi, le manque de place à Paris ne date pas d’aujourd’hui ^^

A certains endroits, j’ai trouvé que l’atmosphère était pesante et à d’autres endroits, pas du tout… Je ne pense pas que ça soit dû aux nombres de morts, mais plutôt à la hauteur et à l’encombrement des salles.

Il faut dire qu’il y a des os partout, les murs en os dont à peu près la taille d’un homme mais ça s’étend sur 4 ou 5 mètres de profondeur… Tout ce que je peux vous dire, c’est que de voir cet amoncellement d’os en vrac comme ça m’a filé la chaire de poule et la nausée.

Pour le coup, cette vision m’a vraiment dérangée mais quand on sait à quel point mon rapport avec l’acceptation de la mort est compliqué, je ne suis pas étonnée non plus…

Entre deux salles, on peut y trouver une fontaine dite de « La Samaritaine ». Les ouvriers des carrières l’utilisaient pour fabriquer le mortier qui leurs servaient dans leurs divers maçonneries.

Beaucoup de ossements ont été mis en scène, comme on peut le voir sur les deux photos ci-dessus.

La photo de droite immortalise La Crypte de la Passion ou la Rotonde des Tibias (certains avaient de l’imagination pour donner des noms ^^)

En réalité, cette mise en scène cache juste un poteau de soutènement… Ça casse un peu le mythe je trouve.

Mais en avril 1897, un concert a été organisé au cœur de la nuit, avec une centaine de participants, venus écouter entre autre « La Marche Funèbre » de Chopin ou la « Danse Macabre » de Camille Saint-Saens.

On s’avait s’ambiancer à l’époque !!

Une fois la visite terminée, il faut remonter un autre escalier en colimaçon (qui m’a coupé les pattes…) pour retrouver l’air libre.

Dernière surprise : on m’a demandé si on pouvait regarder dans mon sac, au cas où je n’aurai pas pris un souvenir… Je me dis que les gens sont barges !!!

3. MON AVIS

Alors bien que l’on puisse penser que les squelettes, c’est glauque, flippant, creepy… J’ai trouvé que cette visite était super intéressante.

Elle nous a permis d’en apprendre plus sur un Paris oublié.

Et puis, c’est tellement insolite de se balader dans des souterrains… Ma dernière a presque 9 ans et elle n’a pas du tout eu peur, bien que la visite soit déconseillée au moins de 10 ans.

Pour des ados, c’est le must absolu, comme s’il y avait un petit goût de transgression ^^

Wish-list pour l’aménagement de mon balcon

Depuis que la date du printemps a sonné, je n’ai qu’une envie, redonner un peu de panache à mon balcon-couloir…

On l’avait déjà pimpé vite fait pendant le premier confinement, mais je le trouve finalement un peu impersonnel. Pas de brise vue, un salon de jardin sans âme et pas de plantes.

On a bien essayé de faire pousser des fraises gariguette et des tomates cerises mais tout à fini cramés ^^ On a dû manger 3 fraises et 2 pauvres tomates…

Cette fois-ci, au lieu de se lancer dans les fruits, j’aimerais plutôt avoir un mini jardin, avec des fleurs de saison ainsi que des plantes persistantes pour l’hiver. Et si elles pouvaient donner des fleurs pendant les mois tout gris, ça serait magique !!

POUR CACHER LA VUE

Bien que nous ayons la chance de ne pas avoir de vis à vis direct, si j’ai envie de déjeuner ou de bronzer, des voisins pourraient me voir et ça, je n’apprécie pas tellement, comme la solitaire que je suis (qui à dit mégère ???)

J’ai donc trouvé de superbes bambous qui vont servir de brise vue sur toute la longueur du balcon.

En lisant les commentaires, le haut des bambous ne seraient coupés correctement, c’est à dire au niveau d’une section, ce qui laisse un trou à l’extrémité du bambou.

Pas grave me direz-vous, mais si ! Quand il va pleuvoir, la pluie va rentrer dedans et les faire pourrir. Au prix où ils coûtent, je n’ai pas vraiment envie de les changer tous les ans.

Un commentaire ingénieux propose de les boucher avec du silicone… Solution que nous avons adoptée !

POUR LES JARDINIÈRES

Exit le potager, place à de belles fleurs colorées, qui flatteront mon œil endormi quand j’ouvrirai les volets ^^

Pour le moment, il n’y a que 4 jardinières installées. Je me demande encore si je vais en acheter d’autres ou pas… Vu que j’ai besoin d’une orgie de verdure ^^

J’espère juste que les fleurs ne vont pas crever quand nous partirons 15 jours en vacances… Déjà qu’il a fallut choisir une espèce qui supporte le plein soleil…

POUR LES MURS

Les murs en béton, ce n’est pas le top question esthétique, ni pour le côté rafraîchissant… Dès que le soleil tape dessus pendant plusieurs heures, la chaleur ressort et c’est insupportable !

J’ai donc pensé recouvrir ces vilains murs avec des rosiers liane… J’ai tellement hâte qu’ils poussent ! Ils vont être du côté salon pour que l’on puisse profiter de leurs belles couleurs !

Même si leur croissance est rapide, je pense que je n’aurais pas de gros massif avant un bon moment…

Comme c’est une espèce assez rustique, elle ne demande pas trop d’entretien. J’espère juste qu’ils vont se plaire dans mes grandes jardinières !!

A l’autre bout du balcon, j’ai pensé à des plantes à feuillage persistants. Pour l’instant, je n’ai acheté qu’une vigne vierge… Elle n’a qu’une pauvre feuille pour le moment^^

Mais quand elle aura poussée, elle sera magnifique !!

Ma seule hantise maintenant que j’y pense, c’est que ma mère me disait enfant que ça attirait les araignées… OMG, je me demande si j’ai pas fait une boulette !!

Je pense l’associer avec un jasmin d’hiver, pour avoir des fleurs toute l’année… Et l’association du rouge et du jaune devrait bien rendre.

Il ne me reste plus qu’à acheter un auvent...

Et encore, je me tâte si je ne prendrai pas plutôt des parasols car avec le vent, j’ai peur que l’auvent ne s’arrache… En même temps, on a déjà plié un parasol comme ça…

Chai pas…

La dernière touche (ou l’avant dernière ^^) sera des cousins moelleux et colorés, histoire d’égayer un peu notre salon de jardin tout gris et tristounet.

Si seulement on avait le droit de faire un barbecue, on serait au paradis ^^

Une chambre de princesse pour ma Ninouche ♥

Durant le confinement, mon contestaire et la ninouche ont décidé d’échanger leurs chambres.

L’un voulait être plus près de son frère, l’autre plus près de maman…

Il a fallut tout déménager d’une chambre à l’autre, j’ai fais ça seule en une matinée, j’étais rincée !

A ce stade là, tout le monde aurait du être ravi. Mais non, ce n’est pas aussi simple avec les gosses !

La ninouche a beaucoup pleuré car un des murs de la chambre était bleu. J’avais vraiment de la peine pour elle, c’était horrible de la voir triste comme ça. Il m’a fallut des trésors de patience et d’inventivité pour qu’elle arrive à se projeter dans sa nouvelle chambre.

Du coup, on a foncé chez Casto pour acheter de la peinture. Et quelle peinture : lavande pailleté !

Je peux vous dire que repeindre ce put** de mur bleu n’a pas été une mince affaire… J’ai cru que j’allais devenir dingue. A chaque couche de blanc, le bleu ressortait… J’ai vécu un jour sans fin, je vous jure…

Après 5 couches de blanc merdique pas cher, on a fini par retourner à Casto pour prendre un blanc bien couvrant… J’aurai aimé le savoir avant !

2 couches de peinture de licorne plus tard et ma fille était ravie ^^

Par contre, je ne sais pas qui a conçu le packaging du pot chez Castorama, mais mettre un autre pot contenant les paillettes collé au couvercle, ce n’est pas l’idée du siècle… En bonne bricoleuse du dimanche, j’ai vigoureusement secoué le pot pour mélanger la peinture…

Tadaaaamm, j’en ai partout…
Les fameuses paillettes ^^

Et puis le confinement s’est terminé et on s’est arrêté là… Les vacances d’été ont été soit caniculaire, soit polaire et je n’ai pris le temps de terminer sa chambre que pendant les vacances de Noêl (bouhou, mère pourrave que je suis ^^).

J’ai pris le temps de faire les ourlets de son rideau… Qui était découpé à la mort moi le z’oeil…Puis, j’attaqué les finitions : peindre les plinthes ainsi que poser les quarts de rond pour que cela fasse propre et soigné.

Ah oui, et il a fallut aussi lui poser un autre luminaire, car elle en avait gardé un bout de celui de son frère (bleu) et ça ne lui plaisait pas du tout… J’ai pu lui accroché de nouveaux ses guirlandes, avec des crochets de plafond.

Heureusement qu’entre temps, je m’étais éclatée avec la déco ^^

Ma petite Ninouche a donc une belle chambre de petite fille… Qui durera j’imagine jusqu’au collège, donc encore pendant 3 ans… Peut être même 4 si on tire un peu sur la corde ^^

Quoi que pas sûr, car le lit commence à être un peu petit… Je pense que cet hiver, il va falloir le changer… J’ai énormément de mal à voir grandir ma fille :-/

Le message d’amour que je vois tous les matins en allant réveiller ma ninouche ♥

La couleur du mur pourra aisément se marier avec une chambre de pré-ado, il n’y aura que la déco qui changera mais je ne suis pas du tout pressée d’en parler ^^