Talons ou baskets ?

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J’adore les talons, surtout les hauts, c’est mon gros kiff et j’en ai plusieurs paires dans mon dressing… Qui attendent que je les porte et prennent la poussière…

A mon grand désespoir, j’ai énormément de mal à porter des chaussures qui ne sont pas plates, genre ballerines, sandales, baskets… Même les godasses compensées qui font fureur l’été ne sont pas pour moi…

Je me suis même mariée cet été en ballerine, c’est dire !!

En talons, j’ai l’impression d’être sur échasses. Déguisée. Je n’ai pas l’impression d’être moi même. Je marche différemment, je me tiens différemment…

J’ai aussi constamment la peur de m’étaler si j’évalue mal la hauteur du trottoir…

Et le pire, les escaliers !!

Alors, en descendant, je marche sur des œufs, marche par marche, en tenant la rambarde pour éviter la dégringolade tête la première au pire ou sur les fesses au mieux.

Et en les montant, je fais tout aussi gaffe, surtout si tu mets tout ton poids sur ton pied, et que ce foutu talon n’est pas sur ladite marche en question…

Gros moment de solitude quand tu bascules en arrière.. .

J’aurais tant aimé être une Carrie Bradshaw, pouvoir porter des hauts talons toute la journée sans peine et pouvoir marcher et aussi courir (Youhou courir…) avec grace.

Perso, j’ai enterré l’idée depuis un bail en fait.. .

Il y a bien eu un moment hybride de ma vie où je me suis accrochée comme une dingue à vouloir porter ces putains de talons du diable. Pourquoi ? Bah connement, pour faire comme tout le monde !!

Et puis depuis quelques années, j’ai décidé de m’assumer en baskets et ce, en toute circonstance. Été comme hiver ! (Même si en hiver, j’ai les pieds gelés bordel !!)

Je ne vois pas en quoi je serai moins féminine en baskets. En plein été, je porte aussi des sandales et des ballerines hein, je ne suis pas sectaire !

Mais je suis plus à l’aise en baskets quand même.

Mes préférées, les Stan Smith. .. J’en ai repéré une belle paire rouge sur leur site, je j’attends qu’une chose : les soldes ^^

Je vais même bosser avec. Et pourtant, mon secteur d’activité n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler cool en matière vestimentaire… Mais plutôt rigide et conservateur ! Et pourtant, je viens en jean/baskets sans aucun souci…

J’ai même fais accepter mes tatouages mais là, je pense avoir des patrons cool 😀

Aujourd’hui par exemple, je porte des New Balance. J’aime le style mais elles sont manifestement pas confortables du tout (j’en rachèterai pas, ça c’est sur) et aucune remarque !

Et vous, vous portez quoi ??

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Tatouage number two

En février dernier, après des mois d’attente, j’ai enfin sauter le pas pour un second tatouage.

J’étais beaucoup moins fébrile le jour J que pour le premier et beaucoup plus excitée de voir le résultat !!

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Quand j’arrive au salon, je papote un peu avec la tatoueuse qui va m’encrer et on revoit ensemble le dessin. On choisit ensuite les couleurs pendant que j’ai le cerveau encore clair ^^

Je voulais absolument un paon, c’était non négociable mais je ne voulais pas qu’il ressemble à une photo. On a réussi a trouvé un compromis avec mon idée et les choses réalisables : un paon façon art nouveau.

J’ai saute dans le vieux bermuda de mon homme que je lui ai piqué avant de partir, histoire d’être à l’aise et pas en petite culotte, et c’est parti.

Elle m’applique le stencil et finalement, je ne le voyais pas aussi grand que ça… Je ne voulais pas qu’il soit visible en portant une jupe ou un short mais finalement, je me suis dis zut, ça gène qui que ça se voit… Trop petit, les détails auraient été moches !

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Ça commence à piquer les contours. On discute, on rigole et je rassure même une nana qui venait pour son premier tatouage.

Elle a dut se dire que ce n’était pas si terrible que ça, vu que j’avais l’impression de passer du bon temps. Du coup, elle a eu moins peur.

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On est ensuite passé aux ombrages. Bon, là, ça allait encore. J’avoue que ça me faisait un peu plus mal que les contours mais bon, rien de bien méchant et c’était largement supportable.

Une fois toutes les parties noires terminées, une petite pause bien méritée.

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J’avais apporté des munitions (Comprendre = bouffe + jus de fruits). Je prends une photo de la cuisse, l’envoi à mon homme et l’appelle pour lui demander ce qu’il en pense (Il ne voyait pas ça si grand non plus mais aime beaucoup !) (Il n’aurait pas aimé, c’était la même, il n’aurait pas eu le choix !).

La pause finie, on attaque les couleurs…

Et là, j’avoue avoir beaucoup souffert… Enfin, pas au début. Mais au fur et à mesure que la tatoueuse encrait la couleur, j’avais de plus en plus mal.

Le pire a été de mettre le blanc sur les plumes du paon. Vu que ça avait déjà été piqué plusieurs fois, j’avoue que j’avais vachement mal. Tellement que quand je suis sortie, et les jours qui ont suivi, je me suis dis que c’était mon dernier tatouage… Pff tu parles !!

Je suis quand même sortie de là en boitant, avec le cuissot gonflé et j’ai finalement pris un marcel pour rentrer chez moi (alors qu’en arrivant, je me voyais repartir comme si de rien n’était en RER… Grossière erreur, ça me tirait et j’étais épuisée !)

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La cicatrisation aussi n’a pas été facile tous les jours, notamment à cause des démangeaisons… Ça aussi, on y pense pas assez quand on veut se faire tatouer… !

Mon beau tatouage a fait son petit effet sur la plage cet été mais il faut dire que je le bichonne… J’en prends soin donc peu de soleil et je le crème quasiment tous les jours !!

Depuis quelques temps, j’ai envie de m’en faire un autre… A croire que je suis maso 😀

Il était  temps de partir…

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Voici plusieurs semaines que je vis un événement difficile dans la vie d’une femme, celui de la fausse couche.

Après 3 enfants et un mariage cet été avec l’homme que j’aime depuis plus de 16 ans, nous avons voulu de nouveau agrandir notre famille.

Et c est avec un grand bonheur que j’annonçais à mon mari, le jour de son anniversaire, que nous allions être encore une fois parents.

Mais le bonheur fut de courte durée… Au moment de l’écho de datation, la gynéco émet des doutes sur la date de conception mais étant sur de moi, elle émet donc l’avis que la grossesse est arrêtée .

Gros coup de massue et en sortant de son cabinet, je me retrouve avec une ordonnance pour faire un contrôle aux urgences et des larmes…

La semaine qui suivie fut très éprouvante, ne comprenant pas pourquoi mais gardant tout de même un petit espoir.

L’homme ne le vit pas bien non plus mais n’en parle pas.

8 jours plus tard, je vais comme convenu aux urgences avec mes doutes et de l’espoir .

Et on l’annonce de façon très  enjouée que ma gynéco était bien pessimiste et que l’on voit bien un embryon. Je suis aux anges… Et entendre son coeur a levé tous mes doutes.
En sortant, j’appelle mon homme qui reste dubitatif car il a du mal à comprendre.

Les semaines passent et la date fatidique des 3 mois et de son écho officielle arrive, date à laquelle nous avons prévu de l’annoncer aux enfants et à la famille (Seuls quelques amis proches ont été mis au courant).

Mais quelques jours avant mon RDV, je commence à saigner. J’avoue que ça arrive parfois et je ne m’inquiète pas plus que ça.

La semaine passe et arrive le jeudi où une douleur au ventre me prend. Au début, pas vraiment douloureuse mais au fil des heures, je sens que c’est de plus en plus bizarre. Le soir même, je saigne clairement.

Je décide de m’allonger et de passer une bonne nuit.

Le lendemain matin, les saignements ont stoppés mais j’ai toujours mal au ventre. Je dépose les enfants à l’école et je vais travailler.

Je préviens mon patron que je ne resterai pas la journée, que je me sens pas bien. Je termine deux trois choses urgentes et je pars aux urgences.

J’explique mon cas et un médecin s’occupe de moi. Elle l’examine sous toutes les coutures avant de procéder à l’écho.

Et pendant l’écho, je vois son visage devenir de plus en plus grave.  Je vois qu’elle cherche quelque chose mais qu’elle ne trouve pas. En regardant le moniteur pendant qu’elle cherche, je devine qu’on ne voit pas le coeur clignoter…

Elle me prévient et demande à sa chef de venir. Avec l’expérience, elle n’a pas chercher longtemps et l’annonce simplement qu’elle est désolée mais qu’il n’y a pas de cœur qui bat.

La suite, je la comprends sans la comprendre. Je prends des décisions de façon mécanique parce que je n’ai surement pas encore assimilé ce que l’on vient de m’annoncer.

Un RDV est pris pour la semaine d’après pour effectuer un curetage. Je vais passer sous silence le reste de cette journée, en ajoutant quand même que les soignants ont été formidables, très prévenants et attentifs à ce que je pouvais ressentir.

Il m’a fallut quelques jours pour réaliser pleinement que c’était terminé, que notre rêve d’une grande famille (même si elle est déjà trop grande pour certains…) était terminé et que nous allions devoir faire notre deuil de cet enfant.

La reprise du travail m’a beaucoup aidé, cela m’a évité d’y penser et cela m’a permis de ne pas broyer du noir.

La vie a repris son cours tranquillement et je pense que dans quelques semaines, j’y penserai moins.