Où partir pendant les ponts du mois de novembre ?

Cette année, ô joie, nous avons le droit à 2 ponts pendant le mois de novembre, alors c’est le moment d’en profiter !

J’aime beaucoup partir à cette période, même s’il ne fait pas toujours très beau, car l’été est loin et un petit dépaysement est le bienvenu.

J’ai sélectionné 3 endroits que j’aime particulièrement en hors saison, pour la tranquillité et le changement d’air qu’ils apportent.

LES CHATEAUX DE LA LOIRE

A environ 2 heures de Paris en voiture, et un peu moins en train depuis la Gare d’Austerlitz, les amoureux d’histoire pourront profiter du Château de Blois ou celui de Chambord.

Château Royal de Blois

Le Château Royal de Blois est au cœur de la ville et la surplombe totalement. De la cour intérieure, il y a une vue magnifique.

Nous avons énormément apprécié la magnifique décoration (assez surchargée ^^), le cabinet de curiosité ainsi que l’étonnant escalier extérieur.

A 15 kms de là, le majestueux Château de Chambord, quant à lui, propose une visite avec des histopads afin de découvrir comment était le château avant, quant il était encore habité par François 1er et sa cour, selon une reconstitution en 3D.

Château de Chambord

Nous y sommes allés il y a quelques années, et nous avons eu le plaisir d’avoir une visite guidée spéciale enfants, avec un curé qui parlait en vieux françois ^^ Un souvenir gravé dans nos mémoires, même nos enfants s’en souviennent encore (Notre deuxième avait à peine 4 ans à l’époque).


NICE ET SES ENVIRONS

Si vous êtes en quête de soleil, le sud de la France devrait vous satisfaire ^^

Idéalement, pour quelques jours, mieux vaut prendre l’avion ou éventuellement le train.

Promenade des Anglais

Vous pourrez y flâner le long de la Promenade des Anglais en mangeant de la socca (aux anchois, c’est la meilleure).

Envie d’une soirée casino ? La ville de Monaco vous offre cette possibilité à 30 minutes de là. Et si vous n’avez pas été complètement plumé, vous pourrez faire du lèche-vitrine… Rien à avoir avec les boutiques du centre commercial de La Défense ^^

Et à 1h30 de Nice, la ville de Saint Tropez s’est vidée de tous ses touristes et retrouve son calme d’antan !

Si vous êtes nostalgique des films de De Funès, c’est peut être le moment où jamais d’en profiter pour visite la gendarmerie du Gendarme à Saint Tropez ou de manger une tropézienne !!

La succulente tarte tropézienne !!

LA COTE d’OPALE

Amoureux du vert et des grandes balades vivifiantes, cette région du nord de la France est faite pour vous !

La Cote d’Opale

Il ne faut pas avoir peur de chausser ses bottes et de mettre son ciré (et même son bonnet car le vent peut être glacial) pour se balader aux bords des côtes.

Le Touquet – Paris-Page offre d’immenses plages où l’ont peut faire du charre à voile pour les amateurs, ou simplement s’y promener.

La plage du Touquet

Attention tout de même à la mer qui remonte. Bien qu’elle n’avance pas à la vitesse d’un cheval au galop, on peut vite se retrouver entourer d’eau et flipper un petit peu sa mère ^^ (Ca sent le vécu).

A 15 kms, la ville de Berk vous offre également de grands espaces, ainsi qu’une sympathique plage aux Phoques qui, comme son nom l’indique, à la particularité d’accueillir des phoques (il est bien entendu interdit de s’en approcher… ).


J’espère vous avoir donner des idées pour vos prochains week-ends et n’hésitez pas à me dire où vous avez envie de partie en commentaire 🙂

Visite d’outre tombe

ou comment se faire cauchemarder soi-même en visitant les Catacombes de Paris ^^

Cette sortie fut donc officiellement notre première sortie familiale post-confinement.

Nous voici donc partie en famille visiter ce lieu étrange, qui se trouve sous le sol que nous foulons chaque jour, sans même en avoir conscience.

Tout d’abord, je tiens à précise que vu le contexte sanitaire général, bien qu’allégé, nous n’avons absolument pas eu d’attente pour entrer dans les catacombes… Car habituellement, il faut bien compter entre 2 et 3 heures d’attente !

Avant, il n’était pas possible d’acheter ses billets à l’avance, d’où le pourquoi du comment de cette attente interminable. Dorénavant, vous pouvez les acheter directement sur le site et petite astuce : si vous réserver le jour même, vous bénéficiez de 50 % de réduction !

Maintenant, petit point historique : il faut s’avoir que les catacombes, bien que consacrées depuis par l’Eglise, n’avaient pas ce rôle à la base. Voyant que les cimetières parisiens débordaient littéralement et posaient de gros problèmes sanitaires, il fallut déplacer les corps de plusieurs cimetières afin de redonner un peu de salubrité à la ville.

Et les autorités ont donc utilisé d’anciennes carrières souterraines pour stocker les ossements de plus de 6 millions de personnes (je comprends mieux pourquoi je ne me sentais pas à mon aise…).

Il y a environ 200 km de galeries et les catacombes autorisées ne représentent à peine qu’1%…

Je préviens donc que si vous êtes sensible, impressionnable ou claustrophobe, vous n’allez pas vous sentir bien et il est possible que vous fassiez une crise de panique…

1. LA DESCENTE et les TUNNELS SOMBRES

Tout d’abord, il ne faut pas avoir le tournis car on a descendu un escalier en colimaçon pendant de looongues minutes…

Arrivée en bas, j’étais pas top top (j’avais un peu le tournis, c’est moche la vieillerie ^^)… Les enfants, eux, avaient la patate grave et étaient tout excités par ce monde souterrain !!

En bas des escaliers, nous sommes face à un très long couloir, bas de plafond et un peu sombre… Ce qui me fait immédiatement penser aux galeries dans les batteries allemandes visitées quelques années auparavant, en Normandie.

Les couloirs sont ceux des anciennes carrières. Si vous êtes attentif, vous pourrez y remarquer les traces des outils qui ont servi à les creuser… Se dire que l’on est à 20 mètres sous terre, c’est impressionnant mais également très agréablement calme.

Certaines parois suintent et il y a plusieurs indications le long des couloirs, notamment le nom des rues.

Au détour d’un couloir, on trouve une plaque qui nous explique qu’à la fin du XIXème siècle, les visiteurs devaient se contenter de suivre le ligne noire au plafond pour être sur le bon chemin… Drôle de fil d’Ariane ^^

2. L’OSSUAIRE

J’ai envie de dire que rien ne vous prépare à ce que vous allez voir. Même les photos que l’on peut trouver sur le net ne peuvent pas vous faire ressentir les émotions qui se bousculent dans votre tête (en tout cas, c’était comme ça dans la mienne !).

L’épitaphe au dessus de la porte donne le ton… Ambiance !

Vous avez remarqué ? Au dessus de la porte… La ligne noire… Il ne fallait pas se planter de chemin sinon, c’était mort pour rentrer chez soi (sans mauvais jeu de mot ^^).

D’ailleurs, la visite ne suit pas tout le temps cette ligne. Je pense que les itinéraires ont été changés depuis le XIXème siècle.

Bon maintenant, on ne peut plus reculer, une fois passer cette porte, on sera dans le vif du sujet !!

Passer la porte de l’ossuaire m’a donné quelques frissons, je dois bien l’avouer. Voir ces multitudes de tibias et crânes disposer comme un mur, bah ça m’a coupé le sifflet !

Chaque transfert de cimetières est méticuleusement « classé » avec le nom du cimetière ainsi que sa date.

Les « niches » dans lesquelles ont été déposés les squelettes sont dans un espace appelé « l’atelier » qui date de l’époque médiévale.

Il est assez impressionnant de voir que certains squelettes ont été déplacés plusieurs fois… Comme quoi, le manque de place à Paris ne date pas d’aujourd’hui ^^

A certains endroits, j’ai trouvé que l’atmosphère était pesante et à d’autres endroits, pas du tout… Je ne pense pas que ça soit dû aux nombres de morts, mais plutôt à la hauteur et à l’encombrement des salles.

Il faut dire qu’il y a des os partout, les murs en os dont à peu près la taille d’un homme mais ça s’étend sur 4 ou 5 mètres de profondeur… Tout ce que je peux vous dire, c’est que de voir cet amoncellement d’os en vrac comme ça m’a filé la chaire de poule et la nausée.

Pour le coup, cette vision m’a vraiment dérangée mais quand on sait à quel point mon rapport avec l’acceptation de la mort est compliqué, je ne suis pas étonnée non plus…

Entre deux salles, on peut y trouver une fontaine dite de « La Samaritaine ». Les ouvriers des carrières l’utilisaient pour fabriquer le mortier qui leurs servaient dans leurs divers maçonneries.

Beaucoup de ossements ont été mis en scène, comme on peut le voir sur les deux photos ci-dessus.

La photo de droite immortalise La Crypte de la Passion ou la Rotonde des Tibias (certains avaient de l’imagination pour donner des noms ^^)

En réalité, cette mise en scène cache juste un poteau de soutènement… Ça casse un peu le mythe je trouve.

Mais en avril 1897, un concert a été organisé au cœur de la nuit, avec une centaine de participants, venus écouter entre autre « La Marche Funèbre » de Chopin ou la « Danse Macabre » de Camille Saint-Saens.

On s’avait s’ambiancer à l’époque !!

Une fois la visite terminée, il faut remonter un autre escalier en colimaçon (qui m’a coupé les pattes…) pour retrouver l’air libre.

Dernière surprise : on m’a demandé si on pouvait regarder dans mon sac, au cas où je n’aurai pas pris un souvenir… Je me dis que les gens sont barges !!!

3. MON AVIS

Alors bien que l’on puisse penser que les squelettes, c’est glauque, flippant, creepy… J’ai trouvé que cette visite était super intéressante.

Elle nous a permis d’en apprendre plus sur un Paris oublié.

Et puis, c’est tellement insolite de se balader dans des souterrains… Ma dernière a presque 9 ans et elle n’a pas du tout eu peur, bien que la visite soit déconseillée au moins de 10 ans.

Pour des ados, c’est le must absolu, comme s’il y avait un petit goût de transgression ^^

Week-end au Touquet

Il y a 15 jours environ, nous sommes partis en amoureux, faire la fête pour les 40 ans d’une amie d’enfance (24 ans qu’on se connait, quel coup de vieux !!) au Touquet.

Départ samedi matin tranquillou, après avoir refilé la marmaille à Mamie et direction le Nord !!

Après environ 2h30 de route et un GPS capricieux qui nous a baladé dans la campagne, nous voilà arrivés !

Elle est pas magnifique la vue ?! (Hôtel Ibis Thalassa)

Une fois les valises déposées, j’avais envie de profiter de la plage et du soleil.

On a donc fait une grande balade. C’était super calme, il y avait peu de monde hormis des chars à voile et quelques cerfs-volants.

J’avoue que quand on est rentré, j’ai fait une petite sieste pour affronter la soirée ^^

Habillés, coiffés et maquillée (ça, ce n’est que moi ^^), nous sommes tous partis au restaurant fêter l’anniversaire de mon amie.

La gâteau était une magnifique pavlova, malheureusement mangée trop vite… Je n’ai même pas eu le temps de la prendre en photo ^^

Avec le « couvre-feu », on n’est pas rentré très tard, et l’air de la mer m’a fait sombré dans un profond sommeil…

Dimanche matin, entre vent et pluie, j’ai laissé mon homme dormir. J’ai sauté dans mes baskets et je suis partie me balader toute seule. J’adore. Je suis partie un peu au pif et je me suis retrouvée dans le quartier anglais. Les maisons y sont sublimes.

Il y a aussi des prétentieux ^^ La « maison » de droite se nomme très simplement « The Castle »

Et au détour d’une rue, je tombe sur un bâtiment gigantesque. Je me suis dis « Chouette, un château ! ».

Même pas, c’est en fait l’Hôtel de Ville… qui ne date que de 1931 (Perso, j’aurai dit plus). J’avoue avoir été déçue de ne pas pouvoir rentrer dedans et le visiter. Je me suis donc contentée de faire le tour.

Son architecture et ses vitraux sont très beaux. J’ai essayé de prendre plus de photos, mais je me suis pris une saucée (d’ailleurs, ça se voit sur la 3ème photo, le ciel est presque noir et il devait être environ 11h du mat).

Sur le retour à mon hôtel (à gauche, c’est la plage qui y est collée. C’est tellement agréable d’être si prêt de la mer.), j’ai fait un peu de lèche-vitrines et j’ai vu une boulangerie.

Les pâtisseries me donnaient trop envie !! Et on voit bien que l’on est dans le Nord quand il y a des gourmandises à la chicoré 😛

Il y avait un vent de fou sur la jetée. A un moment, ça soufflait tellement que j’ai cru que je n’allais jamais pouvoir rentrer à l’hô. Je m’accrochais à ma capuche car le vent froid me brûlait les oreilles (et le bruit m’a donné un mal de tête du tonnerre par la suite !)

A droite, je suis en mode Médusa, avec mes cheveux qui flottent dans tous les sens 😀

Et pendant que je faisais la touriste, ma folle de copine était partie courir… No comment !

Courir par un temps pareil, elle est dingue ^^

Après cette super, mais fraîche, balade matinale, on s’est tous retrouvé dans un petit salon de thé, chez Elisabeth’s, pour un brunch. C’était mon premier brunch ^^

Il y avait énormément de choix et les serveurs étaient super sympas, parce qu’une tablée de 10, qui change d’avis comme de chemise, c’est pas facile à gérer, il faut bien l’avouer.

Mon mari a goûté à l’avocado toast. J’ai pioché dans son assiette, et j’ai adoré.Mes œufs au bacon m’ont paru bien insipides après… Son plat me donnait trop envie !!

Regardez moi ce choix qu’il y a : scones, muffins, gâteaux, chaud, froid, sucré, salé… On aurait pu rester des heures à tout goûter !!

Mais il a bien fallut que tout le monde retrouve ses pénates, bien au chaud, avec sa marmaille.

Ça faisait 3 ans que l’on était pas parti (La dernière fois, c’était à Naples) et même si j’étais crevée comme une mémé la semaine d’après, j’ai beaucoup aimé.

Revoir mon amie et être là dans un événement important était moment précieux et je suis fière de faire encore partie de sa vie.

Prendre du temps pour moi et pour nous, sans se soucier de ce qu’on va manger, ce qu’on va faire… est tellement essentiel mais on l’oublie trop souvent. J’espère qu’on pourra partir plus souvent quand les enfants seront plus grands !

Se laisser vivre le temps d’un WE, c’est assez rare pour être souligné et ça devrait être remboursé par la sécu, tellement ça fait du bien 😉