Ma petite perle venue de la Réunion

Le mois de mai 2018 m’a apporté un grand bonheur (ok, j’ai des enfants, rien n’apporte plus grand bonheur, je le sais très bien).

Mais à cette époque, je sortais à peine de dépression, je n’avais pas le goût à grand chose…

Je ressentais le besoin de m’occuper de quelqu’un… Vu qu’ on avait déjà un chat et on s’est dit que l’on pourrait en prendre un 2ème.

En regardant le net, je suis tombée sur une association réunionnaise (Vivre Libre), j’ai regardé un peu leur page facebook et j’ai trouvé un petit chaton.

Je prends contact avec la responsable, je rempli les formulaires et j’attends car ce petit chaton n’avait pas encore l’âge de voyager…

Chaque jour, je regarde les posts de cette association jusqu’au jour où je tombe sur le post d’une petite chienne, toute maigre, apeurée et recroquevillée sur un sol caillouteux…

Et j’ai eu un coup de foudre… Je suis assez rationnelle comme personne, et avoir un coup de foudre pour animal me paraissait complètement dingue jusqu’à ce que je le vive moi même.

Je prends des nouvelles d’elle auprès de la responsable, qui m’explique qu’elle a été trouvée par une bénévole sur un parking et qu’elle a eu de la chance d’avoir croisé sa route, car vu son gabarit, elle aurait surement été dévorée par les autres chiens plus gros….

J’en parle à mon homme. Il me dit qu’il est pas super chaud pour avoir un chien (on en a déjà eu plus jeunes et il voyait ça comme une contrainte). J’en parle également à l’association, comme quoi j’aimerais beaucoup l’adopter, que je suis tombée amoureuse de cette petite créature, mais que je dois réussir à décider mon mari…

La responsable me dit qu’elle ne peut pas me la réserver le temps que j’y arrive, ce que je comprends tout à fait… Entre temps, une demande d’adoption est acceptée par l’association, je suis déçue… Mais finalement, cette demande n’aboutira pas. Le destin peut être…

J’arrive, à force de persuasion, à faire dire « oui » à mon homme pour l’adoption. Je me demande encore comment j’ai fais mon compte ^^

Cette photo n’est pas étrangère au changement d’avis de mon homme ^^

J’en informe tout de suite l’association qui pour le coup, me la réserve. Et j’attends…

(Entre temps, on avait parlé du petit chaton que je devais prendre, en lui expliquant je ne pouvais pas prendre les deux. Elle m’a dit que ce n’était pas grave car elle avait d’autres personnes intéressées).

Le 6 mai 2018, c’est le jour de la rencontre. Je dois partie en taxi car les transports en commun ne fonctionnement pas encore, vu l’heure… Je dois être à 6h du matin à l’aéroport Charles de Gaulle.

Je regarde l’écran des arrivés, fébrile… Je vois d’autres adoptants comme moi ^^ On se regroupe en attendant l’arrivée de nos petites merveilles.

Ça y est, ils sont là !! Je découvre une toute petite chose complètement flippée. Elle se laisse prendre dans les bras (Je me rendrai compte plus tard que ce n’est pas ce qu’elle préfère… Elle préfère le plancher des vaches !).

Retour à la maison en taxi, pour enfin une nouvelle vie.

Je me rends compte que c’est un animal qui a été frappé, maltraité… Elle a peur de presque tout, notamment de mon mari, des bruits forts, de la laisse… Elle en fait pipi de peur, elle se recroqueville sur elle même en attendant que les coups pleuvent… Ce qui n’arrive bien évidemment pas !

Elle m’accordera sa confiance assez vite, en quelques jours. Et en quelques semaines, on voit déjà des progrès avec les autres membres de la famille.

Maintenant qu’elle est chez nous depuis presque 18 mois, elle n’a plus peur de nous, ni de mon mari et encore moins de sa laisse. Elle roupille sur le canapé, profite des balades dans les bois et adore les friandises.

Elle comprend vite les choses, surtout quand je lui apprends de nouveaux tricks ^^

Dans ma folie, je lui ai même ouvert un compte instagram… Si vous voulez la suivre, c’est ici.

Toute la famille est tombée amoureuse de notre petite perle créole ♥ et la vie sera moins douce sans elle 🙂

Pose royale (bourbon ^^)

Adoptée par des portugais

En rencontrant mon homme il y a de ça un peu plus de 12 ans, je ne savais pas que sortir avec un portugais allait changer ma vie à ce point.
Venant d’une famille qui est peu « famille » et où règne les non-dits et les embrouilles, je peux vous dire que ça m’a fait du changement.
Je ne dirais pas qu’il n’y a pas d’embrouilles chez les portugais mais chez eux (et je parle exclusivement de ma belle-famille), tout le monde se rabiboche toujours !
Au début de notre relation, me faire venir dans un repas de famille avec plus de 4 personnes a été pour moi un véritable exploit. Et chez monsieur EthMa, dans les repas de famille du dimanche midi, c’est minimum 7 personnes, sans compter parfois les amis… Un grand moment d’effroi pour moi. Il a du batailler sec pour que j’accepte, souvent à contrecœur, de venir manger…
Je ne vous raconte pas l’angoisse des anniversaires organisés, où là, on se retrouve par dizaine… Une horreur à vivre !!!
Et c’était sans compter sur les vacances « au bled », 3 semaines à faire le tour de la famille non-stop, que mon homme ne voit qu’une fois par an…Surtout que je ne parle toujours pas la langue.
Pour quelqu’un qui n’a pas été élevée comme ça, c’était un véritable calvaire !!! Mais ça, c’était avant !
Au fur et à mesure des années, j’ai appris à aimer ces repas où l’on reste des heures à table, où ça par trop fort (le portugais a le verbe haut) et où on mange trop.
Les anniversaires et autres regroupements familiaux sont devenus pour moi le moment de revoir les cousins et les cousines de mon homme, de prendre des nouvelles des uns et des autres.
Les vacances, qui me paraissaient longues et sans intérêt, me donnent envie de ne plus repartir en France…
Profiter d’une autre façon de vivre, de manger… Les balade sur la plage, les visites à l’oncle et à la tante qui tiennent une ferme (les enfants attendent ces visites avec impatience), la grand-mère qui me parle en portugais en espérant que je la comprenne (mais elle parle un peu le français, je la soupçonne de le faire exprès !) .
Moi qui adore les vieilles pierres, j’adore visiter les vieux châteaux ou musées (même si mon homme doit faire le traducteur) et flâner dans les rues de la vieille ville, pour contempler les anciennes architectures et les maisons de pêcheurs.
Je suis tombée amoureuse de ce pays, un peu à retardement c’est vrai, mais maintenant, je m’y sens chez moi. Jamais on ne m’a fait comprendre que j’étais une étrangère et que ça aurait été mieux que je sois portugaise (c’est le 1er « mariage mixte » qu’il y a dans sa famille).
Je n’ai plus qu’une chose à dire : VIVA PORTUGAL !!