Télétravail, confinement et enfants…

Pendant le confinement, j’avoue que je pensais pourvoir glander tout en télétravaillant. Bah ouais, t’es chez toi, tranquille, pas besoin de t’apprêter pour le bureau, tu peux rester en jogging et en sweat dit « la tenue pour sortir le chien », pas coiffée… Bref, pas de prise de tête ! Et surtout, SURTOUT, ne plus prendre les transports en commun !!

Et puis bosser un peu l’aprèm, puisque j’étais en mi temps.

Pfff, je me suis trompée sur toute la ligne !

Le matin, il fallait être instit’ et prof, le midi cuisinière, l’après-midi secrétaire et le soir, bah, t’es plus rien le soir, tu veux juste dormir ! Tu ressembles juste à une larve crevée, sangsurisée par les devoirs, ton taff et les innombrables crises que tes gosses peuvent faire puisqu’ils ne peuvent pas dépenser leur énergie… AAAaahhhhhh, y a des jours, j’ai cru qu’il y aurait un enfant de moins au dîner. Ou un parent…

Etre avec ses enfants H24 c’est déjà pénible (dans ces conditions j’entends) mais être avec l’Homme H24, c’est pire en fait!!

Tu remarques tout ce qu’il ne fait pas, pourrait faire, fait mal… Là aussi, il faut une bonne dose de patience et surtout, de « j’en ai rien à foutre, ça va pas durer 1000 ans » pour tenir le choc.

J’avoue qu’au début, je me suis mise une pression de dingue. Devoirs tous les matins, bien cadrés, essayant même de ne pas m’énerver quand mon deuz en avait marre (Il a maintenant 12 ans et c’est le contestataire de service) car il y avait trop de devoirs. Et l’après-midi, j’enchainais avec mon taff et les 10.000 demandes WhatsApp de mon boss.

Et entre tout ça, il faut gérer la maison, le repas, le ménage, le linge… J’ai naïvement pensé que ça serait plus simple de bosser de chez moi. Et bien, absolument pas. C’est même la grosse galère dans mon cas.

J’ai fini par péter un boulard quelques semaines plus tard. Quand je lisais les devoirs à faire, j’en pleurais tellement il y en avait, car ça prenait entre 3 et 4h par jour. Un enfer !

Alors j’ai fini par expliquer aux profs, instit & cie que je ne pouvais pas tout faire et qu’il n’y aurait que l’essentiel qui serait fait. Voilà, je suis passée pour une mère pourrave mais j’en ai rien à foutre parce que ça m’a fait un bien fou de pouvoir vider mon sac.

Parce qu’entre nous, le français, les maths ou encore l’HG, c’est important, mais la SVT et sa saloperie de leçon sur le cycle de développement des plantes à fleurs, bah j’en ai rien à secouer, clairement. Donc j’ai fais le tri.

J’ai même eu l’aval de la prof principale quand je l’ai eu au téléphone. J’ai dû lui faire de la peine, avec mes trémolos dans la voix.

Avec moins de pression, les enfants sont redevenus « normaux » et moi, beaucoup moins stressée…

La fin du confinement s’est passée tout en douceur, avec des moments agréables où on a fait de la pâtisserie, de la cuisine ou encore des conversations.

J’ai repris le boulot le 11 mai dernier, comme beaucoup d’entre nous. Au départ, j’avais un peu de stress à prendre les transports en commun. Et puis finalement, c’est une habitude qui revient vite. On prend juste quelques précautions supplémentaires… mais jusqu’à quand ? Mystère !

Maintenant, je suis moitié chez moi, moitié à mon travail. Les enfants reprennent bientôt l’école, ça va être plus simple à gérer et je fais être enfin tranquille ^^

Moi qui adore la solitude et qui a besoin d’être seule, ce confinement a été une épreuve psychologique difficile. Et non, sortir son chien seule ne résout pas le problème car j’ai besoin d’être seule CHEZ MOI. Je n’ai jamais l’appart pour moi toute seule, y a toujours un squatteur…

Voilà mon petit bilan de confinement. On a eu la chance de ne pas avoir été touché par le covid 19, ni de prêt, ni de loin., mais je pense beaucoup à tous ceux qui ont perdu un proche.

Cette introspection n’a pas été toujours les jours facile mais il n’en est sorti que des bonnes choses finalement. A voir avec le temps comment on va les appliquer dans nos vies respectives.

Malgré tout, cette saloperie de virus est toujours là, alors soyons prudents, continuons les gestes barrières et l’avenir nous dira si nous faisons bien 🙂

En prendre un pour taper sur l’autre, je peux ??

Nann, je peux pas ? Quelqu’un appellerait la DDASS… ??
Y a des moments où franchement, j’aimerais les vendre mes mômes (surtout mes aînés).
Quand il ne fait pas beau, enfermés à la maison, ils deviennent impossible et se chamaillent tout le temps… Je regretterai presque de ne pas aller travailler tiens.

Toute l’après-midi, j’ai eu le droit à :
« Il m’embête »,
« Il répète tout ce que je dis »,
« Maman, il me regarde » (non mais c’est déconner ???)

J’EN AI MARREUUUUUHHHH !!!!

Comme nous sommes toujours en attente d’un appart plus grand que notre bouiboui, je prie le ciel pour en obtenir avec 4 chambres. Je l’attends comme le Saint Graal. Mais même 3 chambres je prends, je les shooterai au valium et puis c’est tout !! (non, mais je déconne là).
Est ce que c’est juste le fait qu’on ne puisse pas sortir à cause du temps ou bien Est-ce l’âge de mes enfants qui veut ça (ils vont avoir 11 et 6 ans) mais franchement, j’ai failli en faire de la chaire à saucisses plus d’une fois dans la journée.
J’appréhende le moment où mon preums va entrer en 6ème et qu’il va entrer dans l’adolescence… Avec son frère sur le dos, je ne sais pas comment ça va se passer. J’espère surtout que mon deuz va se calmer un peu !
Si certains ou certaines ont des astuces, je suis preneuse !! (et vous aurez toute ma gratitude si ça fonctionne 😉
Tout ça pour dire que franchement, mes gosses, ils me sortent par les trous de nez parfois mais je les aiment quant même !